{"id":5857,"date":"2017-04-07T00:00:00","date_gmt":"2017-04-06T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/test.salle101.org\/?p=5857"},"modified":"2017-04-07T00:00:00","modified_gmt":"2017-04-06T22:00:00","slug":"1669","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/emission.salle101.org\/?p=5857","title":{"rendered":"Anna Starobinets dans la Salle 101"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">[\u2026] Au cours des Utopiales&nbsp;2016, la <strong>Salle&nbsp;101<\/strong> a men\u00e9 quelques interviews, certaines ont d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 le chemin des ondes, d\u2019autres se sont \u00e9gar\u00e9es dans les limbes de l\u2019oubli, pour mieux r\u00e9appara\u00eetre dans un authentique chemin de lumi\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons eu le plaisir de rencontrer <strong>Anna Starobinets<\/strong> et son \u00e9ditrice <strong>Nad\u00e8ge Agullo<\/strong> (\u00c9ditions <strong>Agullo<\/strong>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Anna Starobinets<\/strong> est une auteure russe dont trois textes ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en France&nbsp;: <em><strong>Je suis la Reine<\/strong><\/em>, <em><strong>Le Vivant<\/strong><\/em> (\u00e9ditions <strong>Mirobole<\/strong>, Prix Utopiales&nbsp;2016) et <em><strong>Refuge 3\/9<\/strong>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-1671 aligncenter\" style=\"border: 1px solid black;\" title=\"39928\" src=\"https:\/\/test.salle101.org\/wp-content\/uploads\/2021\/12\/39928.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"417\"><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Lors d\u2019une conf\u00e9rence aux Utopiales, vous racontiez \u00eatre jeune maman lors de la r\u00e9daction de votre recueil de nouvelles <\/strong><\/em><span style=\"font-weight: bold;\">Je suis la reine<\/span><em>. <strong>Quelle vision de l\u2019enfance aviez-vous \u00e0 ce moment-l\u00e0\u2009? \u00c9tait-ce une enfance inqui\u00e9tante\u2009?<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019enfance peut \u00eatre sombre. L\u2019enfance de ma fille n\u2019est pas sombre du tout. Je ne suis pas seulement m\u00e8re, je suis aussi auteure. Parfois, j\u2019emprunte des gens et des situations pour mes r\u00e9cits. Ma maternit\u00e9 ne pouvait que m\u2019inspirer. Quand je suis devenue m\u00e8re, je me suis rapidement demand\u00e9 ce qui viendrait ensuite. Quand mon enfant a eu un mois, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 penser \u00e0 son adolescence future, cet \u00e2ge bizarre. Cette p\u00e9riode de transformation en adulte. L\u2019enfant devient impr\u00e9visible. Il vous d\u00e9teste, parfois. Je me suis demand\u00e9 comment ce joli b\u00e9b\u00e9 pourrait un jour me dire&nbsp;: je ne t\u2019ai pas demand\u00e9 de me donner la vie, je te d\u00e9teste, je ne te supporte plus. J\u2019anticipais ces changements et je me suis dit que ce serait une bonne m\u00e9taphore pour un roman. Quand une personne que vous connaissez bien se transforme en quelqu\u2019un d\u2019autre. C\u2019est un cauchemar qui effraye chaque parent. D\u00e9couvrir que leur enfant ne leur appartient plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Dans vos livres, ni le r\u00e9el ni le fantastique ne sont optimiste. Beaucoup de critiques associent votre travail \u00e0 l\u2019horreur et au gore. Comment vous repr\u00e9sentez-vous le r\u00e9el\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand je rencontre des gens avant qu\u2019ils ne lisent mes livres, ils me trouvent sympa et optimiste. Ensuite, ils d\u00e9cident de lire\u2026 et mes romans les choquent&nbsp;: on ne pensait qu\u2019il y avait autant de noirceur en toi. Cela me surprend, car personnellement, je fais la s\u00e9paration entre moi et l\u2019auteur. Si ces textes \u00e9taient biographiques, cela voudrait dire que je suis habit\u00e9 par des d\u00e9mons, etc. C\u2019est de la fiction. C\u2019est un genre que j\u2019aime depuis mon enfance. J\u2019ai lu Bradbury, Stephen King, Boulgakov et Gogol. J\u2019\u00e9tais admirative de cette utilisation de d\u00e9tails fantastiques et inqui\u00e9tants. La structure de ce genre permet de dire quelque chose de la r\u00e9alit\u00e9. Ces choses ne sont pas n\u00e9cessairement mauvaises. Si vous \u00e9crivez toujours sur des sujets optimistes, vous risquez de rester \u00e0 la surface. Vous am\u00e9liorez certainement le moral du lecteur, mais vous n\u2019irez pas en profondeur. La vie n\u2019est pas joyeuse. Elle se termine toujours\u2026 et douloureusement. C\u2019est un fait \u00e9tabli. Certaines personnes se le cachent. Si vous pensez \u00e0 \u00e7a, vous ne pouvez pas \u00eatre optimiste, mais cela ne veut pas dire que vous \u00eates du c\u00f4t\u00e9 de la mort, ou que vous \u00eates morbides. Cela veut dire que vous souffrez de la fragilit\u00e9 du monde ou de la destin\u00e9e qui vous attend. Je ne suis pas heureuse de ce que j\u2019\u00e9cris, de la solitude, de la perspective de perdre des personnes proches, mais ces choses existent et je les utilise comme des instruments. C\u2019est un moyen de montrer la fragilit\u00e9 de la vie, ce qui la rend pr\u00e9cieuse. C\u2019est un contraste. Dans <em>Le maitre et Marguerite<\/em> de Boulgakov, Woland est le diable, on l\u2019accuse d\u2019apporter l\u2019ombre et les t\u00e9n\u00e8bres. Woland r\u00e9pond alors&nbsp;: s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019ombres, vous ne pourriez pas voir le soleil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Comment vos livres sont re\u00e7us en Russie\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c7a d\u00e9pend des gens. J\u2019ai re\u00e7u un prix en Russie qui s\u2019appelle \u00ab&nbsp;Bestsellers debut&nbsp;\u00bb, pour les jeunes auteurs. J\u2019ai g\u00e9n\u00e9ralement de bonnes critiques presse. Cela fait longtemps que j\u2019ai arr\u00eat\u00e9 de lire les blogs \u2014 la qu\u00eate de vanit\u00e9, tout \u00e7a\u2026 Pour moi, ce n\u2019est pas tr\u00e8s excitant de lire l\u2019avis de ceux qui ont appr\u00e9ci\u00e9 mes livres : <em>c\u2019est bien \u00e9crit<\/em> etc. M\u00eame si, bien s\u00fbr, c\u2019est toujours un plaisir d\u2019avoir quatre ou cinq \u00e9toiles. Et puis, il a ceux qui n\u2019ont pas aim\u00e9 et qui \u00e9crivent&nbsp;: <em>j\u2019ai trouv\u00e9 \u00e7a d\u00e9goutant, j\u2019ai vomi pendant deux heures en le lisant, je ne pouvais pas dormir, cette femme est le diable\u2026<\/em> Au d\u00e9but, je trouvais \u00e7a dr\u00f4le et puis \u00e7a m\u2019a agac\u00e9. Des journalistes m\u2019ont aussi demand\u00e9 si j\u2019\u00e9tais folle. J\u2019en ai eu assez d\u2019expliquer que non, il ne s\u2019agit pas de moi, ce sont des personnages\u2026 Les avis sont partag\u00e9s. Aujourd\u2019hui, j\u2019ai un public de fans qui ach\u00e8tent tous mes livres et qui m\u2019appr\u00e9cient en tant qu\u2019\u00e9crivain. Il y un petit groupe qui d\u00e9teste\u2026 les autres s\u2019en foutent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>La particularit\u00e9 de <\/em>Refuge 3\/9<em>, publi\u00e9 aux nouvelles \u00e9ditions Agullo, c\u2019est le m\u00e9lange de plusieurs contes russes. Comment vous est venue cette id\u00e9e\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a diff\u00e9rentes raisons. Les personnages des contes russes ne sont pas montr\u00e9s dans leur forme r\u00e9elle. Il existe une version plus mod\u00e9r\u00e9e pour les enfants, dans lesquels ils sont tr\u00e8s artificiels et tr\u00e8s sympathiques. C\u2019est tr\u00e8s bien pour les dessins anim\u00e9s ou pour un public tr\u00e8s jeune. En v\u00e9rit\u00e9, ces personnages viennent de la mythologie slave. Ils sont cruels, effrayants. Les personnages des mythes scandinaves ou africains sont plus s\u00e9rieux que les personnages russes. Mais nos personnages mythologiques sont parfois plus int\u00e9ressants, car ils sont sans peur. Je voulais me d\u00e9barrasser de cette apparence gentillette, montrer leur c\u00f4t\u00e9 obscur. Baba Yaga, par exemple, n\u2019est pas une gentille mamie tranquillement install\u00e9e chez elle qui indique le chemin aux \u00e9gar\u00e9s. On la d\u00e9crit quand m\u00eame avec une jambe en os. Dans sa version originale, Baba Yaga est une vieille femme \u00e0 moiti\u00e9 morte. Elle a une jambe sans peau ni muscle. Sa seins pendent sur on corps de vieille, alors elle les posent sur son dos pour marcher correctement. Elle jure tout le temps. Elle est compl\u00e8tement impr\u00e9visible. Elle peut se montrer cruelle avec ceux qui viennent chez elle\u2026 ou les aider. Son visage est fait des os des gens qu\u2019elle a mang\u00e9s. Pas vraiment une gentille dame. J\u2019aime ce personnage. Je veux travailler sur la fronti\u00e8re entre fantastique et r\u00e9alit\u00e9. Les contes de f\u00e9es sont des arch\u00e9types. J\u2019essaye de montrer que nos vies contiennent une part de f\u00e9erie, l\u2019intrigue est la m\u00eame. Nous avons des buts. Nous avons des gens qui ha\u00efssent et des gens qui aiment. Nous pensons savoir ce qui est juste ou pas, mais \u00e7a \u00e9volue tr\u00e8s vite. J\u2019utilise deux mondes, un r\u00e9el et un imaginaire. J\u2019anime les personnages qui les habitent. Ils sont \u00e0 la recherche d\u2019un enfant \u2013 un th\u00e8me r\u00e9current dans les contes de f\u00e9es. Cette aventure traverse les deux mondes. Dans le monde r\u00e9el, la m\u00e8re abandonne son enfant handicap\u00e9. Elle doit parcourir un chemin int\u00e9rieur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Avec <\/em>Le Vivant,<em> vous vous orientez plus vers la science-fiction. Est-ce un genre que vous souhaitez explorer plus avant\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Vivant n\u2019est pas mon dernier livre en Russie, j\u2019ai aussi un recueil de nouvelles \u2013 <em>La glande d\u2019Icarus<\/em>. C\u2019est un organe imaginaire chez les hommes. C\u2019est plut\u00f4t de la SF, pas autant que<em> le Vivant<\/em>. C\u2019est plus proche de mes textes ant\u00e9rieurs, mais les th\u00e9matiques sont plus scientifiques. Par exemple, je postule que chaque homme poss\u00e8de une glande d\u2019Icarus, qui vient d\u2019Icare qui voulait atteindre le soleil. Elle rend les hommes plus agressifs, plus actifs, moins fid\u00e8les, plus belliqueux. Ils doivent s\u2019en d\u00e9barrasser comme l\u2019appendice, mais certains refusent l\u2019op\u00e9ration, par peur de perdre leur \u00e2me. C\u2019est une minorit\u00e9, dans l\u2019histoire. Mon personnage ne veut pas se s\u00e9parer de sa glande, car il ne veut pas devenir passif, amorphe. Il finit par tromper sa femme, qui le menace de lui prendre son fils. Il accepte donc. C\u2019est la partie scientifique. Je suis plus famili\u00e8re avec la suite, quand on lui a retir\u00e9 sa glande. C\u2019est en effet son \u00e2me qu\u2019il a perdue. \u00c7a le transforme\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>C\u2019est un peu une m\u00e9taphore de la castration\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oui. J\u2019ai eu cette id\u00e9e juste apr\u00e8s avoir fait castrer notre chat. C\u2019\u00e9tait il y a quatre ans. Il n\u2019avait jamais rien fait de mal, mais il pissait dans tous les coins de la maison. Juste apr\u00e8s son op\u00e9ration, il a chang\u00e9, on aurait dit un zombie. \u00c7a a dur\u00e9 trois jours, comme s\u2019il \u00e9tait en deuil. Et puis, il a recommenc\u00e9 \u00e0 communiquer avec nous, mais quelque chose avait chang\u00e9. Ce n\u2019\u00e9tait pas uniquement la perte de ses organes. Il avait perdu autre chose, comme ses r\u00eaves. Dans mon texte, les scientifiques consid\u00e8rent que tous les oiseaux ont cette glande. Elle les aide \u00e0 s\u2019orienter dans leurs migrations saisonni\u00e8res. Si tu es un homme, tu n\u2019en as pas besoin\u2026 et pourtant\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Quelle est la suite\u2009?<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je travaille en ce moment sur une s\u00e9rie de livres pour enfants, mais pas seulement \u2013 pour les parents, aussi. Ce sont des \u00ab&nbsp;livres policiers bestiaux&nbsp;\u00bb, c\u2019est le meilleur terme que j\u2019ai trouv\u00e9, m\u00eame si le terme thriller me convient. En Russe, <em>bestial<\/em> a deux significations. \u00ab&nbsp;cruel&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;avec des animaux&nbsp;\u00bb. L\u2019intrigue se d\u00e9roule dans une for\u00eat. Tous les personnages sont des animaux anthropomorphiques. C\u2019est une enqu\u00eate assez classique. Le d\u00e9tective est un vieux blaireau, suivi d\u2019un assistant mi-chat, mi-blaireau. Il a des probl\u00e8mes d\u2019identit\u00e9, car il ne sait pas s\u2019il est plut\u00f4t un chat ou un blaireau. Il voudrait \u00eatre un blaireau, mais en fait, il est plut\u00f4t chat. Ma fille pense que c\u2019est un blaireau parce qu\u2019il le revendique. \u00c7a lui semble juste. Chaque livre correspond \u00e0 une enqu\u00eate. Il y a aussi une histoire d\u2019amour. L\u2019\u00e9dition russe s\u2019accompagne de belles illustrations. Les enfants attendent la suite. Certains vont sur mon blog et d\u00e9couvrent mes autres publications. Ils veulent savoir quand j\u2019aurai fini d\u2019\u00e9crire la suite. Ils cherchent des indices pour d\u00e9couvrir l\u2019identit\u00e9 du tueur. Je fais pas mal d\u2019allusions \u00e0 des romans pour adultes, comme ceux d\u2019Agatha Christie ou de Conan Doyle.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[\u2026] Au cours des Utopiales&nbsp;2016, la Salle&nbsp;101 a men\u00e9 quelques interviews, certaines ont d\u00e9j\u00e0 trouv\u00e9 le chemin des ondes, d\u2019autres se sont \u00e9gar\u00e9es dans les limbes de l\u2019oubli, pour mieux r\u00e9appara\u00eetre dans un authentique chemin de lumi\u00e8re. Nous avons eu le plaisir de rencontrer Anna Starobinets et son \u00e9ditrice Nad\u00e8ge Agullo (\u00c9ditions Agullo). Anna Starobinets [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-5857","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-interviews"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5857","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5857"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5857\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5857"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5857"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/emission.salle101.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5857"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}